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casablanca-annees-50

Passionnément Casablanca de nos années 50...

Le 02/06/2010

avant le Vox .... Plus de Magasins Modernes ni de Vox. Lyautey  auparavant ... Où que tu sois Lyautey, ton ombre vit encore.

avant le Vox .... 
Ce sont les retrouvailles, après 43 ans , de 8 amis d'enfance des 3 confessions, catholique, juive et musulmane, qui ont donné naissance à cet ouvrage.
C'est le prétexte à une confrontation de deux périodes - des années 50 à nos jours - illustrées de nombreuses cartes postales comparées à des photos récentes.
Bien sûr, il a été difficile de quitter une terre que l'on croyait sienne à jamais par le travail et la fierté de nos parents et de nos grands-parents mais, pour la paix de notre mémoire, le temps n'est-il pas venu de réconcilier nos regrets incandescents avec l'irréversible réalité?
Ces pages sont une fresque nostalgique et poétique d'une lointaine adolescence insoucieuse face aux discutables métamorphoses urbanistiques, sociales et hélas, parfois pseudo idéologiques, nées de l'émancipation d'un si beau pays qui ne renonce pas, malgré ses travers , à être accueillant.
Ce livre n'a pas vocation à satisfaire un grand public, mais à partager avec les amoureux de la terre natale des émotions en évoquant de simples moments de l'existence , mémorables et puisés à la source d'un passé qui n'entend jamais sombrer dans l'oubli.


Un premier tirage limité, auto-édité ( 180 pages, format 14x20 cm, 160 cartes postales et photos) est vendu par correspondance au prix de 25 euros port compris pour la France.

 

 

lien

Le 21/06/2010

http://casablanca.annees50.monsite-orange.fr

 

Le 21/01/2011

 

Ô terre nourricière entre histoire et mémoire !

Sentiments partagés entre exil et l’espoir

Qu’un retour aux sources, taries par la rumeur,

Ne forçât ma constance à n’être que douleur !

 

J’ai retrouvé l’odeur de la fleur d’oranger,

Et toutes les épices aux senteurs oubliées ;

J’ai fait ressusciter l’âme pieuse ou païenne

De nos êtres chers, morts en terre chérifienne.

 

J’ai caressé les pierres et prié en silence,

Transi d’effroi face à la peur de déshérence.

Cà et là j’éprouve un ressentiment étrange,

Trahi par un regain qui d’emblée me dérange.

 

On détruit peu à peu le rappel colonial

Mais on aspire à vivre à l’heure occidentale.

Délaissant l’art déco en faveur d’un standing,

Le progrès reconstruit, tours, palaces et buildings

Pour ces nouveaux émirs censément réfractaires

Aux accents familiers d’un mellah populaire.

 

Des discordes du monde ils vivaient à l’insu,

Dans le respect des mœurs de leur ghetto d’exclus ;

Un dialogue fécond sur fond d’humanité

Liait arabes et juifs dans la fatalité.

D’avoir fraternisé en ces temps probatoires,

Un jour prochain peut-être, ils récriront l’histoire.

 

Casablanca, tu danses avec tes dissemblances,

Les yeux bandés, entre opulence et souffrance.

Comme ailleurs le mutisme épargne les bourgeois

Et isole un peu plus les bidonvillageois.

Impuissante à freiner ce grand écart social,

Ta carence corrective exacerbe le mal.

 

«  Ville étrange et troublante » de mon adolescence,

Qu’importent les errances indues à ta croissance !

J’ai vécu dans tes bras le meilleur sans le pire

Que nul autre idéal n’aurait pu assouvir.

Ton souvenir m’obsède et m’enfièvre parfois,

On ne guérit jamais de ses premiers émois….